Au nom de Dieu, Très Gracieux, Très Miséricordieux
Le monothéisme est l’instinct naturel que Dieu a placé en l’être humain (Coran 30:30). Le message « adorez Dieu seul » est universel et a été prêché par tous les messagers de Dieu. Au fil du temps, la religion s’est souvent détériorée au point d’incorporer des éléments polythéistes. Pourtant, des traces du monothéisme originel se retrouvent dans beaucoup de ces religions, voire dans toutes.
L’hindouisme est aujourd’hui peut-être la plus répandue des religions considérées comme polythéistes. Pourtant, un certain nombre de spécialistes s’accordent à dire que les principes originels de l’hindouisme prônent le monothéisme. Dans l’hindouisme, le Créateur et Dieu Absolu est appelé « Brahman ». Brahman est décrit comme sans forme ou « nirakara », au-delà de tout ce que nous pouvons concevoir et n’a ni genre, ni forme, ni traits. Les divers dieux et déesses ne sont donc que des manifestations du Dieu Unique. En fait, de nombreux passages des écritures hindoues semblent suggérer l’adoration d’un Dieu Unique. Pour citer le Gayatri Mantra dans le Yajur Veda :
Méditons sur Dieu, Ses glorieux attributs,
Lui qui est le fondement de toute chose dans cet univers, en tant que son Créateur,
qui mérite d’être adoré comme être Omniprésent, Omnipotent, Omniscient
et conscient, existant par Lui-même,
qui élimine toute ignorance et toutes les impuretés de l’esprit et qui purifie et aiguise l’intellect.
La justification du fait d’ériger des dieux et des déesses dans l’hindouisme est que cela aide l’être humain à visualiser et à comprendre Brahman (Dieu). Le Coran nous apprend qu’aucune vision ne peut embrasser Dieu (6:103) et que, par conséquent, tandis que les plus beaux noms et attributs appartiennent à Dieu (7:180, 20:8), Dieu ne veut pas que l’on érige des idoles et des divinités pour les adorer à Sa place (2:22, 3:64, 7:3, etc.).
Le Dr Clifford Wilson, ancien directeur de l’Institut australien d’archéologie, décrit, dans son livre « The A.B.C. of Biblical Archaeology » (NdT : « L’ABC de l’archéologie biblique »), des preuves de monothéisme observées dans de nombreuses cultures anciennes. Nous présentons quelques extraits du chapitre 11 de son livre intitulé « The Concept Of Monotheism In Ancient Times » (NdT : « Le concept de monothéisme dans le temps anciens »). Le livre est disponible en ligne ici : http://www.onlinebible.net/topics.html. Nous complétons également la discussion par des références coraniques.
Le monothéisme dans l’Égypte ancienne
Le monothéisme était connu à des époques très reculées. Le Livre des morts égyptien démontre que le peuple égyptien à l’origine croyait en un seul grand Dieu, et non en plusieurs. Avec le temps, chacun des attributs connus du vrai Dieu fut personnifié comme une divinité nouvelle et distincte, et c’est ainsi que le polythéisme de développa.
Ce point de vue est bien documenté par le célèbre égyptologue Sir Wallis Budge dans son ouvrage le plus connu : The Book of the Dead (NdT : Le Livre des Morts). Voici des déclarations du Livre des morts au sujet des attributs du vrai Dieu, choisis dans Le Papyrus d’Ani :
« Hymne à Amen-Ra … souverain de tous les dieux … Seigneur des cieux … Seigneur de la Vérité … faiseur des hommes, créateur des bêtes …. Râ, dont la parole est vérité, le gouverneur du monde, le puissant en vaillance, le chef qui fit le monde comme il se fit lui-même. Ses formes sont plus nombreuses que celles de tout autre dieu … »
« Adoration à toi, ô Faiseur des Dieux, toi qui as étendu les cieux et fondé la terre ! … Seigneur de l’éternité, faiseur de ce qui est éternel… créateur de la lumière… Il entend la prière de l’opprimé, il est bon de cœur envers celui qui l’invoque, il délivre l’homme craintif de l’oppresseur… Il est le Seigneur du savoir, et la Sagesse est ce qu’énonce sa bouche. »
« Il fait l’herbe verte où vit le bétail, et le support de la vie sur lequel vivent les hommes. Il fait vivre les poissons dans les rivières, et les oiseaux à plumes dans le ciel. Il donne la vie à ce qui est dans l’œuf … »
« Je te salue, ô toi qui fais toutes ces choses, toi LE SEUL. Dans sa puissance, il prend de nombreuses formes. »
Wallis Budge déclare : « Après avoir lu les extraits ci-dessus, il est impossible de ne pas conclure que les conceptions des anciens Égyptiens au sujet de Dieu étaient d’un caractère très exalté, et il est évident qu’ils faisaient dans leur esprit une distinction nette entre Dieu et les « dieux » … Nous avons donc ici un Dieu unique, auto-créé, auto-existant et tout-puissant, qui a créé l’univers. »
D’autres chercheurs ont approuvé les arguments de Sir Wallis Budge, et il en cite lui-même d’autres. En voici un exemple : « À l’issue de leurs études des textes égyptiens, beaucoup des premiers égyptologues, comme Champollion-Figeac, de Rouge, Pierret et Brugsch, en sont venus à la conclusion que les habitants de la vallée du Nil, dès les temps les plus reculés, croyaient en l’existence d’un Dieu unique, sans nom, incompréhensible et éternel. » (p. 105)
Sir Flinders Petrie, le célèbre égyptologue, partageait la même conviction. Dans « The Religion of Ancient Egypt » (NdT : « La religion de l’Égypte ancenne »), publié par Constable, Londres, 1908, il écrivit :
« Si la conception d’un dieu n’était qu’une évolution d’un tel culte des esprits, nous devrions trouver l’adoration de nombreux dieux précédant l’adoration d’un seul dieu. … Ce que nous trouvons en réalité est le contraire : le monothéisme est la première étape que l’on puisse retracer dans la théologie. … Partout où nous pouvons remonter le polythéisme jusqu’à ses stades les plus anciens, nous constatons qu’il résulte de combinaisons de monothéismes. … Chaque cité semble n’avoir eu qu’un seul dieu lui appartenant, auquel d’autres furent ajoutés avec le temps. De même, les cités babyloniennes avaient chacune leur dieu suprême, et les combinaisons de ceux-ci ainsi que leurs transformations destinées à les constituer en groupes lorsque leurs foyers furent politiquement unis montrent combien ils étaient essentiellement des divinités solitaires, au départ. »
Le monothéisme a précédé le polythéisme
D’autres peuples étaient eux aussi monothéistes à l’origine, ne connaissant qu’un seul vrai Dieu. Le regretté Dr Arthur C. Custance a écrit une série intitulée « The Doorway Papers » (Brockville, Ontario, Canada). Dans 34ème ouvrage, il présente des preuves montrant que c’était le cas de beaucoup de ces peuples, contrairement à l’opinion de nombreux savants. Au début, les chercheurs qui examinaient les archives des peuples anciens :
« … se retrouvèrent face à un très grand nombre de dieux et de déesses, ainsi que d’autres puissances spirituelles d’un ordre inférieur, qui semblaient être toujours en guerre les unes contre les autres et, la plupart du temps, extrêmement destructrices. … Cependant, à mesure que des tablettes de plus en plus anciennes commencèrent à être exhumées et mises au jour, et que les compétences pour les déchiffrer augmentèrent, la première image d’un polythéisme grossier commença à être remplacée par quelque chose qui se rapprochait davantage d’une hiérarchie d’êtres spirituels, organisée en une sorte de cour avec un Être Suprême au-dessus de tous. » (p. 3)
L’ouvrage de Stephen Langdon intitulé « Semitic Mythology » (NdT : « Mythologie sémitique »), publié en 1931, défendait lui aussi l’idée que le monothéisme avait précédé le polythéisme (contrairement à la croyance populaire/établie de l’époque). Il exposa son point de vue très clairement :
« À mon avis, l’histoire de la plus ancienne civilisation de l’homme est celle d’un déclin rapide du monothéisme vers un polythéisme extrême et une croyance répandue aux mauvais esprits. C’est, en un sens très réel, l’histoire de la chute de l’homme. »
Dans un article écrit en 1936, il déclare en outre :
« L’histoire de la religion sumérienne, qui fut l’influence culturelle la plus puissante du monde ancien, pouvait être retracée, au moyen d’inscriptions photographiques, presque jusqu’aux tout premiers concepts religieux de l’homme. Les preuves indiquent sans équivoque un monothéisme originel ; les inscriptions et les vestiges littéraires des plus anciens peuples sémitiques indiquent également un monothéisme primitif, et l’origine totémiste de la religion hébraïque et des autres religions sémitiques est désormais entièrement discréditée. »
Max Muller, un savant allemand, a écrit dans « Lectures on the Science of Language » (NdT : « Cours sur la science du langage »), publié en 1875 :
« La mythologie, qui fut le fléau du monde ancien, est en vérité une maladie du langage. Un mythe signifie un mot, mais un mot auquel, alors qu’il n’était qu’un nom ou un attribut, on a permis de revêtir une existence plus substantielle. La plupart des dieux grecs, romains, indiens et autres dieux païens ne sont rien d’autre que des noms poétiques, auxquels on a progressivement permis de revêtir une personnalité divine jamais envisagée par leurs inventeurs originels. … Éos était le nom de l’aube avant de devenir une déesse, l’épouse de Tithonos, ou du jour mourant. Fatum, ou le Destin, signifiait à l’origine ce qui avait été prononcé ; et avant que le Destin ne devienne une puissance, plus grande même que Jupiter, il signifiait ce qui avait jadis été prononcé par Jupiter, et ne pouvait jamais être changé – pas même par Jupiter lui-même. … Zeus signifiait à l’origine le ciel lumineux, en sanskrit Dyaus ; et beaucoup des histoires racontées à son sujet comme dieu suprême n’avaient de sens que si elles étaient racontées originellement au sujet du ciel lumineux, la Danaé d’autrefois, gardée par son père dans la sombre prison de l’hiver. … »
Dans un autre livre, « History of Sanskrit Literature » (NdT : « Histoire de la littérature sanskrite »), Max Mueller écrivit :
« Il existe un monothéisme qui précède le polythéisme du Veda ; et même dans l’invocation des innombrables dieux, le souvenir d’un Dieu, unique et infini, perce à travers la brume de la phraséologie idolâtre, comme le ciel bleu caché par des nuages qui passent. »
Preuves de monothéisme dans des communautés religieuses (primitives) dispersées
L’ouvrage original en allemand de Wilhelm Schmidt fut traduit en anglais et publié en 1930 sous la forme d’un seul volume intitulé « The Origin and Growth of Religion: Facts and Theories » (NdT : « Origine et évolution de la religion : les théories et les faits »). Dans son ouvrage, Schmidt observe que beaucoup de cultures les plus « primitives » (c’est-à-dire les chasseurs, les cueilleurs, ainsi que les pasteurs nomades qui entretiennent des troupeaux) ont une foi simple en un Être suprême qui n’a ni épouse ni famille. Au-dessous de Lui, et créé par Lui, se trouve le couple primordial dont descend la tribu. Selon Schmidt, on retrouve cette forme de croyance chez les Pygmées d’Afrique centrale, les Australiens du sud-est, les habitants du centre-nord de la Californie, les Algonquins primitifs et, dans une certaine mesure, les Koriaks et les Aïnous.
Don Richardson, dans son livre « Eternity In Their Hearts » (NdT : « L’éternité dans leur cœur ») (1981), arrive à une conclusion similaire. Il écrit :
« De retour dans le désert du Kalahari, dans la forêt de l’Ituri et en d’innombrables autres lieux, cependant, les jeunes anthropologues parvenaient à un niveau de questionnement plus profond. Ils demandaient aux animistes :
“Au fait, qui a fait le monde ?” et ils furent stupéfaits de les entendre répondre, souvent avec un sourire joyeux, en nommant un Être unique qui vivait dans le ciel.
“Est-il bon ou mauvais ?” était généralement la deuxième question.
“Bon, bien sûr” était la réponse invariable.
“Montrez-moi l’idole que vous utilisez pour le représenter” pouvait demander le chercheur.
“Quelle idole ? Ne savez-vous pas qu’il ne doit jamais être représenté par une idole ?” »
Cela va bien sûr à l’encontre des enseignements de nombreux savants modernes. Cependant, comme le dit Don Richardson :
« Ils ont commencé à découvrir ce que des milliers de missionnaires chrétiens explorateurs avaient déjà découvert, à savoir qu’environ 90% des religions populaires du monde sont imprégnées de présupposés monothéistes. »
Don Richardson développe son propos en passant d’une tribu à l’autre, montrant même qu’il y avait des hymnes dont la théologie était clairement compatible avec le fait qu’il y ait un seul vrai Dieu. En voici une sélection, provenant du peuple Karen de Birmanie :
« Y’wa est éternel, sa vie est longue.
Un éon – il ne meurt pas !
Deux éons – il ne meurt pas !
Il est parfait dans ses attributs méritoires.
Les éons succèdent aux éons – il ne meurt pas ! »
Ces peuples Le désignent effectivement comme Créateur. Un autre hymne exaltait Y’wa comme Créateur :
« Qui créa le monde au commencement ?
Y’wa créa le monde au commencement !
Y’wa établit toute chose.
Y’wa est insondable ! »
Un autre hymne encore exprimait une profonde reconnaissance envers l’omnipotence et l’omniscience de Y’wa, tout en admettant l’absence de relation avec Lui :
« Le Tout-Puissant est Y’wa ; en Lui nous n’avons pas cru.
Y’wa créa les hommes jadis ;
Il a une connaissance parfaite de toutes choses !
Y’wa créa les hommes au commencement ;
Il connaît toutes choses jusqu’au temps présent !
Ô mes enfants et petits-enfants !
La terre est le lieu où foulent les pieds de Y’wa.
Et le ciel est le lieu où il siège.
Il voit tout, et nous lui sommes manifestes. »
On dirait presque que ces peuples ont sous les yeux le récit biblique de la création. Don Richardson déclare : « Le récit karen sur la chute de l’homme loin de Dieu contient des parallèles saisissants avec le chapitre 1 de la Genèse » et le Coran 7:19-22 :
« Y’wa forma le monde à l’origine.
Il établit la nourriture et la boisson.
Il établit le “fruit de l’épreuve”.
Il donna un ordre détaillé.
Mu-kaw-lee trompa deux personnes.
Il les amena à manger le fruit de l’arbre de l’épreuve.
Elles n’obéirent pas ; elles ne crurent pas Y’wa …
Lorsqu’elles mangèrent le fruit de l’épreuve,
Elles devinrent sujettes à la maladie, au vieillissement et à la mort … »
Ces Karen s’obstinèrent à conserver leur propre religion traditionnelle, malgré les fortes pressions exercées par les Birmans pour les convertir au bouddhisme !
Don Richardson montre que ces découvertes ont « perturbé les évolutionnistes plus que tout autre phénomène culturel ». Les théoriciens de l’évolution soutiennent que le concept d’un Être Suprême unique n’a été atteint qu’après être passé par des croyances plus rudimentaires, telles que les fétiches, les dieux de la nature et le polythéisme. Ils trouvent désormais des preuves de l’exact contraire, c’est-à-dire que les tribus les plus « primitives » ont des conceptions plus avancées concernant un seul vrai Dieu – le monothéisme ! Ainsi, malgré de nombreuses thèses « savantes » affirmant le contraire, les données historiques et autres rejettent l’animisme comme religion « originelle » et indiquent que les gens ont eu connaissance du seul vrai Dieu depuis le tout début. C’est le même message monothéiste que l’on retrouve dans la pratique du judaïsme, du christianisme et de l’islam.
[Deutéronome 6:4-5, Luc 12:29-30, Coran 3:18]
Écoute, Ô Israël ! Le Seigneur notre Dieu est un Dieu unique !
C’est pourquoi tu adoreras le Seigneur ton Dieu
de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force.[Coran 42:13] Il a décrété pour vous la même religion décrétée pour Noé, et ce que nous t’avons inspiré, et ce que nous avons décrété pour Abraham, Moïse et Jésus : « Vous soutiendrez cette seule religion, et ne la divisez pas. » Les adorateurs d’idoles supporteront très mal ce que tu les invites à faire. DIEU rachète à Lui qui Il veut ; Il ne guide vers Lui que ceux qui se soumettent totalement.
[Coran 3:19] La seule religion approuvée par DIEU est « Soumission ». Ironiquement, ceux qui ont reçu l’Écriture sont ceux qui contestent ce fait, malgré le savoir qu’ils ont reçu, à cause de leur jalousie. Pour de pareils réfractaires aux révélations de DIEU, DIEU est très strict dans les comptes.
[Coran 3:95] Dis : « DIEU a proclamé la vérité : vous suivrez la religion d’Abraham – le monothéisme. Il n’a jamais été un idolâtre. »
[Coran 30:30] Donc, tu te voueras à la religion du strict monothéisme. Tel est l’instinct naturel placé dans les gens par DIEU. Une telle création de DIEU ne changera jamais. Ceci est la religion parfaite, mais la plupart des gens ne savent pas.
[Coran 7:172-173] Rappelle-toi que ton Seigneur a convoqué tous les descendants d’Adam et leur a fait témoigner pour eux-mêmes : « Ne suis-Je pas votre Seigneur ? » Ils ont tous dit : « Oui. Nous témoignons. » Ainsi, vous ne pourrez pas dire au Jour de la Résurrection : « Nous n’étions pas conscients de cela. »
Et vous ne pourrez pas dire non plus : « C’était nos parents qui pratiquaient l’idolâtrie, et nous avons simplement marché dans leurs pas. Nous puniras-Tu à cause de ce que d’autres ont innové ? »
Source : https://www.submission.info/perspectives/monotheism/monotheism_since_ancient_times.html

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